Un jour, l’hyène va boire à la rivière. Sur son chemin, une grenouille verte, assise dans l’herbe humide, coasse avec bruit :
« Bre-ac! Bre-ac! Croac! Croac ! »
-« grenouille, tu m’ennuies, dit l’hyène. Ôte-toi de là ou je t’avale !
-te voilà plus fier que le roi, répond la grenouille. Et pourquoi?
Tu es laide; tu ne sais pas chanter; tu es peureuse comme la biche, et tu cours moins vite que le chien.
-je cours moins vite que le chien!
-oui! Et même, tu cours moins vite que moi!
-tu es folle, sotte grenouille, et tu mérites que je te croque!
-ne te fâche pas, et montre la vitesse. Partons toutes les deux.
Nous verrons qui arrivera la première au village. »
-l’hyène se retourne pour voir la route à suivre. Hop! La grenouille saute dans sa queue touffue, s’y cache et s’y cramponne.
L’hyène part, galope, galope… la poussière vole sous ses pieds.
-la voilà au village. Elle souffle! Ouf! Ouf! Elle est fatiguée. Elle se retourne pour voir arriver la fameuse grenouille qui doit être là-bas, bien loin, se trainant lentement.
-la grenouille saute vivement à terre, et dit tranquillement à l’hyène bien étonnée :
« Eh bien! Eh bien! Te voilà enfin! Il y a longtemps que je t’attends. Je croyais que tu t’étais perdue en chemin! »
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