-un jour, le lion, malade fait appeler tous les animaux pour leur demander la cause de sa maladie et le moyen de la guérir.
Les animaux se dépêchent de venir. Seul, le lièvre reste chez lui. Il dit à l’hyène sa voisine :
« J’ai mon champ à cultiver; je n’ai pas le temps de me déranger. Et puis, je ne suis pas un médecin; je ne sais pas soigner les vieux lions».
-le lion interroge chacun. La biche dit en tremblant : « notre roi mange trop de viande». Le caïman déclare que le lion ne se baigne pas assez dans la rivière. Le singe dit, en se grattant : « notre roi a dans son épaisse crinière des puces et de la poussière. Voilà pourquoi il est malade ». Le serpent parle de variole. Enfin, le l’hyène sotte comme toujours. Dit : « notre roi a une maladie qui ne se guérit pas. Notre roi est trop vieux! »
-le lion, furieux, crie : « approche, et tu verras si mon coup de griffe est donné par un vieux! »
L’hyène répond : « que le roi me pardonne. Je suis une ignorante.
C’est le lièvre, mon voisin, qui m’a dit que le roi est trop vieux! »
-qu’on fasse venir le lièvre! »
Le lièvre arrive.
« Pourquoi n’es-tu pas venir comme les autres, et pourquoi as-tu dit à l’hyène que je suis trop vieux? »
-l’hyène est sotte! Répond le lièvre. Elle ne sait pas comprendre. Je lui ai dit : « je vais voir un grand médecin; je lui dirai que le roi est malade. Il m’apprendra ce qu’il faut faire. Il a déjà guérit un vieux lion. Il guérira encore mieux un lion jeune et beau comme notre roi. J’ai couru beaucoup, beaucoup; mais le médecin habite très, très loin. Voilà pourquoi je suis en retard…
Je vous apporte un bon remède, un remède facile, qui vous guérira tout de suite. Il vous suffit de mettre un boubou fait avec la peau d’une hyène fraîchement tuée »
-l’hyène a beau crier; on la tue et on l’écorche.
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